Le congé parental d’éducation : ce qu’il faut vraiment retenir
Beaucoup de salariés pensent encore que le congé parental est “réservé aux mamans” ou qu’il dépend du bon vouloir de l’employeur. Pourtant, les règles sont assez protectrices.
Qui peut en bénéficier ?
Tout salarié (mère ou père, biologique ou adoptif) ayant au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise, après une naissance ou une adoption d’un enfant de moins de 16 ans.
L’employeur peut-il refuser ?
Non. C’est un droit.
Deux options possibles :
- Congé total : le contrat est suspendu
- Temps partiel : minimum 16h/semaine
Et il est possible de changer de formule lors d’un renouvellement.
Le congé est-il payé ?
Pas par l’employeur, mais il existe plusieurs solutions :
• utilisation du CET
• aides possibles via la CAF/MSA (PreParE)
Quelle durée ?
• Jusqu’à 1 an au départ
• Renouvelable 2 fois
généralement jusqu’aux 3 ans de l’enfant (Certaines situations permettent une durée plus longue : naissances multiples, handicap, maladie grave…)
Les délais à connaître
Le salarié doit prévenir l’employeur :
• 1 mois avant la fin du congé maternité/adoption
• ou 2 mois avant si le congé commence plus tard
Bonne nouvelle car les parents peuvent :
• alterner le congé
• être tous les deux à temps partiel
• ou choisir qu’un seul parent le prenne
Au retour, plusieurs garanties existent :
- retour au même poste (ou équivalent)
- rémunération au moins équivalente
- entretien professionnel
- maintien des droits CPF
- congés payés reportés si besoin
À noter :
En temps partiel, un avenant au contrat doit être signé pour fixer les nouvelles conditions de travail. Le congé parental reste un vrai outil d’équilibre vie pro / vie perso… encore trop méconnu dans beaucoup d’entreprises.